Selena

Vue dans : 28 jours plus tard (Danny Boyle, 2002)

« Enfin une nana chez les survivants », me direz-vous. De la féminité et de la douceur dans ce monde de brutes décomposées ! Et bah non, même pas. Selena, c’est pas franchement le modèle de glamour du genre à syncoper si son vernis est écaillé. Bien au contraire, la donzelle est sévèrement burnée et elle n’est pas là pour faire du tricot !

Une des rares survivantes de l’épidémie de rage – qui a un petit peu provoqué la fin du genre humain- Selena survit comme elle le peut à Londres en dévalisant les distributeurs de confiseries et en faisant passer des calmants avec du coca. En même temps quand on vit dans une capitale mise en quarantaine, on fait avec les moyens du bord.

Ses armes de prédilection étant la machette et le cocktail Molotov, Selena ne fait pas vraiment dans le sentimentalisme. Elle peut tuer sans aucun état d’âme un contaminé, même s’il s’agit de son compagnon d’infortune. En même temps, elle n’a pas vraiment le choix puisqu’il suffit d’une goutte de sang contaminé dans l’œil pour se transformer en fou furieux assoiffé d’hémoglobine en moins d’une minute.

En gros, Selena a tout compris à l’apocalypse. On est là pour survivre et se battre, pas pour papillonner avec le premier jouvenceau aux yeux de husky qui se ballade l’air hagard, le slip à l’air, sous le foireux prétexte qu’il a raté un épisode pendant qu’il était dans le coma. Pas de temps pour l’amour, ni pour la pitié et encore moins pour la nostalgie. Il faut penser à se nourrir et à trouver un endroit sécur’ histoire de pouvoir dormir quelques heures avant de repartir à la recherche d’autres survivants ou mieux : un refuge dirigé par le gouvernement.

Résignée à survivre, Selena ne se laisse pas abattre au premier moment de lose venu et c’est ce dont nous devons nous souvenir d’elle. Même si vous perdez vos potes, même si vous réalisez que votre cause est désespérée et même si des individus mal intentionnés veulent profiter de la situation, encaissez les coups, avalez la pilule et continuez d’avancer tête baissée. Tôt ou tard, vos efforts seront récompensés.

Auteur

LaBizonne

Guide de survie : le Manuel des Castor Juniors Armes de prédilection : Bombe de laque + briquet "y'a comme qui dirait un début de brasero..." et une légère tendance à la démence avérée.

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