Dossiers News Survie — 01 avril 2015
Survie Urbaine – Survie en milieu Urbain – Introduction

Survie urbaine survie milieu urbain introductionSommaire

Survie Urbaine – Les Bases

     - Introduction à la Survie Urbaine

     - Etat des lieux 
              * Dépendance VS Indépendance 
              * Une ville : un écosystème fragile 
              * Le Just In Time

     - Les risques : Que craint-on au juste ? 
              * Insécurité totale 
              * La privation, le manque
              * Désinformation

      - Conclusion

 

Survie Urbaine – Les bases

 

Introduction à la Survie Urbaine

La survie en milieu urbain, j’entends par là les grandes villes, ne doit pas être considérée, selon ma vision, comme un objectif long terme. Le concept de cette survie est d’acquérir suffisamment d’autonomie pour parer à toutes situations catastrophiques et s’assurer d’une indépendance de plusieurs semaines, pour tenter de gagner dans un second temps, un environnement plus propice à la survie long terme (une BAD par exemple : Base Autonome Durable).

Les villes sont des environnements 100% artificielles (ou presque) et comprennent des milliers de produits, de matériaux, d’infrastructures à notre disposition, qui pourraient, s’ils sont identifiés au bon moment, nous sauver la vie.

survie urbaine villes artificielles

Identifier les opportunités que nous offre notre environnement est un principe de base de la survie. L’appliquer au milieu de la ville peut paraître plus évident au vu des innombrables boutiques et infrastructure remplies de nourriture et d’eau, mais au final, vous allez rapidement découvrir que ce n’est pas aussi aisé que l’on peut penser, au contraire même.

La première étape, est de comprendre l’organisation et le fonctionnement de l’environnement dans lequel vous allez devoir survivre, ici les villes. Plus vous aurez de connaissance sur l’environnement dans lequel vous évoluez, plus vous serez en mesure de prendre les bonnes décisions. La Connaissance est l’un des principes fondamentaux de la pyramide de Wiseman.

Tout d’abord, un petit état des lieux, qui vous permettra de mieux cerner les mécanismes et les limites organisationnelles d’une ville et les risques qui en découlent.

 

Etat des lieux 

 

Dépendance VS Indépendance 

société de consommation dépendance

La survie est un synonyme à mon sens d’indépendance : pouvoir soi même sustenter à ces besoins. Toute la compléxité de la survie en milieu urbain réside dans le fait que notre société de consommation nous berce dans l’illusion de la profusion, du tout mis à disposition tout de suite. N’importe laquelle de vos envies (et là nous ne parlons plus de besoins) peut être assouvie immédiatement.

Un café ? Le bar d’en bas s’empressera de vous le servir. Rupture de stock de soda dans votre frigo ? Un tour au supermarché et s’est réglé ! Encore mieux, si vous n’avez décidement plus rien, trois clics sur internet,  une livraison à domicile vous amène à votre porte eau, coca, lait… bref tout ce qu’il vous faut !

 

 

La conclusion ? Contre quelques billets ou quelques pièces, tout est accessible, immédiatement ! Il n’y a plus aucune raison de faire des réserves et de stocker ! Puisque tout est à portée ! Et il n’y a plus aucune utilité à savoir vous même créer et produire : Tout est dans les rayons en face de chez vous !

Résultat ? Nous avons tout oublié ! La prévoyance et les savoirs basiques de nos grands parents ou arrière grands parents se sont envolés ! Seul un petit “voyage” dans le fin fond de la campagne, vous permettra de réaliser à quels points les décalages sont grands ! Un vêtement déchiré ? On le balance / le file à Emmaus et on en achète un autre. Faire ses propres conserves en guise de réserve pour l’hiver ? Heu… Vivons nous dans le même monde ?  Les congelés Picard ou du supermarché du coin sont toujours là et tellement plus rapides à cuisiner… Bref, nous avons oubliés tous les savoirs basiques de l’humanité. Nous avons perdu notre indépendance. Nous avons oublié ce que c’était en quelques dizaine d’années.

 

Toute la complexité de la survie en milieu urbain est posée ici : comment devenir totalement indépendant dans un environnement qui nous a rendu 100% dépendant, à en oublier l’essentiel ?

 

survie urbain dependance independance

C’est ici que l’on voit tout le potentiel danger de la situation. Et si demain vos billets et pièces ne valent plus rien ? Qu’ils ne permettent même pas d’obtenir quelques centilitres d’eau ou grammes de bouffe  ? Que 1000 euros ne valent même pas un briquet ? Que faire ? La panique peut aller très vite… Imaginez si du jour au lendemain, les supermarchés sont vides, l’eau ne coule plus de votre robinet ? Combien de millions de personnes désemparés ? En ferez vous partie ?

Les sceptiques me diront, “arrête de dramatiser tout ne peut pas s’effondrer… vous les apocalyptiquiens…”. Je ne parle pas de l’apocalypse ici, soyons bien clair. Pas besoin d’attendre la bombe atomique, les zombies ou les extraterrestres pour vider nos supermarchés et créer un vent de panique ! Il en faut bien moins que cela !

 

Une ville : un écosystème fragile

survie grosses villesIl est évident que nos énormes mégalopoles, où des millions d’habitants sont entassés, ne sont pas autonomes en terme de production hydrique et de production agricole, puisque essentiellement focalisée sur des productions de services. Les agriculteurs et producteurs sont à l’extérieur des villes (voir à l’autre bout du monde) et l’eau qui coule des robinets (prenons l’exemple de Paris) provient de plusieurs centaines de kilomètres. Plus généralement, tout ce que l’homme nécessite pour se maintenir en vie est importé par la ville : les matières premières pour la construction de bâtiments, les médicaments, l’énergie (électricité, gaz, mais aussi bougies, briquets, etc). Bref, tout.

 

ville réseaux routiers

Ces agglomérations sont donc incapables par elles-mêmes de maintenir la vie et ne peuvent fonctionner que sous une seule condition : l’approvisionnement permanent et incessant des éléments indispensables à l’homme. Si les sources d’approvisionnement sont interrompues ou si elles ne peuvent plus parvenir aux portes de la ville, c’est le drame ! Et ces sources d’approvisionnement ne sont autres que nos réseaux routiers.

Prenez le temps de réfléchir à cela quelques minutes… depuis votre confortable canapé…. Cela fait froid dans le dos, non ?! Votre vie, ne tient qu’au bon fonctionnement du réseau routier. Malgré la mécanique bien huilée de l’approvisionnement urbain et la modernité des réseaux routiers, ils restent très fragiles. Trop fragile. Ridiculement fragile !

 

Il suffit de regarder un peu l’histoire pour confirmer leurs aspects stratégiques et précaires : 

- Stratégique : le contrôle des voies de transport fait partie des tactiques militaires classiques et ancestrales pour prendre possession d’une ville en évitant l’attaque frontale. Ces tactiques sont nées en même temps que les premiers grands centres de population, et se sont clairement développées au Moyen Age, connues sous le nom de Siège. Quoi de plus simple ? La cité est en huis clos, ne produit rien… la famine, la soif, les morts, les maladies, aucun besoin d’intervenir. C’est pas beau ça ?

siège ville

 

- Précaire : Comme le premier point, il n’y a finalement rien à démontrer, c’est un fait. Prenez n’importe quelle catastrophe naturelle (inondations, tempêtes, tsunamis, séismes, crues, etc), guerre, émeute, pénurie, ou tension géopolitique : Ces évènements conduisent systématiquement à l’encombrement, l’interruption, la destruction ou l’effondrement des chaînes d’approvisionnement et axes de transports. Ce qui pose  d’énormes problèmes aux potentiels secours :  Apporter du matériel et des vivres devient extrêmement complexe.

survie inondation approvisionnement interrompu

 

Donc, si nous récapitulons : les citadins sont complètement dépendants des villes et de leurs infrastructures qui sont complètement dépendantes d’un élément très vulnérable : les axes de transport.

Il faut bien l’admettre : notre système nous fait quotidiennement vivre de façon très naïve et inconsciente. Nous remettons inconsciemment nos vies au hasard d’un non-lieu d’une quelconque catastrophe. Nous remettons inconsciemment nos vies au hasard de la non immobilisation/destruction des axes routiers en cas de problème. Nous remettons inconsciemment nos vies aux divers plans d’urgence gouvernementaux, sans vraiment connaître le détail des procédures. Je peux aller plus loin : Nous remettons nos vies à un modèle qui ne peut fonctionner éternellement (ressources limitées du pétrôle, etc). Et ce sans aucune anticipation et sans prendre aucune disposition. N’est-ce pas un peu léger ?

Notre anticipation est proche de 0 (et encore je suis gentille). Alors que si l’on remonte à moins d’un siècle, la prévention faisait partie du quotidien de chaque être humain. “Mieux vaut prévenir que guérir“, un proverbe de mon arrière grand-mère, solidement ancré en elle et en tout ceux de sa génération. Mais comment ne pas penser autrement lorsque l’on a vécu la guerre, les tickets de rationnement, la faim, avec des enfants à charge et un mari déporté en Allemagne ? Comment ne pas être prévoyant ? Comment ne pas se préparer un minimum à un éventuel problème ? Nous avons  oublié.

 

Le Just In Time

survie supermache vide

Maintenant, un dernier élément, qui peut être fera une étincelle quelque part dans votre matière grise et vous poussera peut être à réagir. Imaginez Paris (ou n’importe quelle autre ville) coupée du monde. Prenez pour hypothèse que la consommation d’eau,  de nourriture et de biens de première nécessité reste stable (pas de panique, pas d’émeute, pas de pillage) comme chaque jour de l’année.

 

Combien y a t’il de jours d’autonomie en matière de stock dans les différentes infrastructures de nos chères villes? (hôpitaux, supermarchés, boutiques etc)

Deux à trois jours MAXIMUM ! 

 

juste a temps just in time

Impossible ? Non, malheureusement réaliste. Pourquoi ? Pour éviter le gaspillage (en soit honorable)  mais surtout diminuer les coûts de stockage et éviter l’offre excédentaire. Bref, réduire les coûts, optimiser le retour sur investissement.. encore des objectifs purement capitalistes (pour changer).  

Ce magnifique concept a été crée par l’entreprise Toyota aux alentours des années 1950 et s’est étendu à tous les secteurs. Il possède même un nom : Just In Time (JIT). Le concept du JIT est simple, produire à la demande, stocker le juste nécessaire.

Ce qui conduit aujourd’hui les centres commerciaux à n’avoir que deux à trois jours de stock en conditions normales, dans le meilleur des cas.

 

Maintenant, il est simple de deviner en cas de problème, le scénario réel. L’inquiétude, la peur… la panique… le premier réflexe est de se ruer vers les supermarchés pour stocker les biens de première nécessité (eau, farine, sucre, bougies, briquet, etc). Les magasins seront vidés en quelques heures de leur précieux contenu.

En quelques heures !

magasin vide

Je reprend une phrase de Vol West très pertinente, qui a beaucoup résonnée en moi :  le “just in time” devient “juste trop tard“.  

 

Tentons de résumer : si un évènement quelconque vient à interrompre le réseau routier pendant plus de 48 heures, les stocks seront à sec. Si en plus cet évènement crée en plus une inquiétude suffisante pour engendrer des mouvements de panique, les centres de distribution alimentaire seront en rupture de stock seulement quelques heures après l’arrivée de l’évènement. Et je ne dramatise pas. C’est une réalité qui ne manque pas d’exemples dans l’histoire.

Le plus grave : ces notions ne sont pas assimilées consciemment dans nos têtes de citadins ballotées dans une routine quotidienne “Métro Boulot Courses dodo”. Pourtant, il faudrait chaque jour l’avoir à l’esprit.

 

 Les risques : Que craint-on au juste ? 

Il est très difficile de vous lister en détail les risques encourus, puisque certains sont directement liés au type de catastrophes. Vous n’aurez pas le même type de risques en face d’un tsunami, d’une pandémie ou d’une attaque nucléaire. Il faudrait un article entier sur le sujet pour traiter toutes ces situations. Nous allons ici rester plus généraliste et reprendre le principe de la règle de 3, célèbre pour tout survivaliste amateur.

 

Insécurité totale : 3 secondes sans vigilance –  3 minutes sans oxygène

 

Infrastructures

Quelque soit la catastrophe ou le problème qui a conduit à une pénurie, un manque ou des émeutes (bref une situation merdique :p) il faut rester prudent, en état d’alerte à chaque seconde, sinon la fin peu arriver très vite !

Les bâtiments et infrastructures peuvent se retrouver fragilisés ou en partie détruits (séismes, tempêtes, tsunami). Un effondrement potentiel peut subvenir à tout moment. Entre une mort instantanée ou rester bloqué sous les décombres, blessé, pendant des heures et des jours, impuissant, à attendre la fin… rien de bien enthousiasmant…  

survie ville effondree

Les décombres peuvent également cacher des dangers : Débris affutés, structures instables, câbles électriques arrachés (électrocution), un accident peut vite arriver. En cas d’inondation (tsunami, crue, etc), soyez très prudent lorsque vous entrez dans des pièces partiellement inondées. Vous connaissez par coeur le refrain “eau + électricité = mort”… Un câble peut toujours traîner quelque part. N’oubliez pas que vous marchez en aveugle et l’eau peut cacher bien des choses. Vous pouvez très vite vous blesser aux membres inférieurs, ce qui ralentirait vos déplacements.

 Ah oui… dernière chose… Si vous évoluez entre de hauts bâtiment, pensez à lever les yeux… voir si le danger ne vient pas d’en haut ! :-)

 

Nos semblables – Les émeutes 

Comme nous l’avons vu, la peur du manque vont rapidement conduire à des mouvements de paniques et des ruées vers les centres commerciaux.

On peut s’imaginer pour se rassurer, une situation calme avec des files d’attentes interminables. Ne vous y trompez pas.  Ces configurations ne sont possibles que lorsqu’elles sont encadrées et contrôlées. Par conséquent la crise est déjà installée depuis plusieurs jours voir semaines, ce qui a éventuellement permis l’arrivée de renfort, et aux forces de reprendre le contrôle.

pillage magasin

Hors tout se joue AVANT, lors des premiers jours, durant lesquels le risque est maximum et les forces policières insuffisantes et débordées. Ne vous fourvoyez pas, il faut clairement s’attendre des émeutes, des pillages et de la violence. Malheureusement, ces trois mots ne nous font pas suffisamment peur. Nous avons du mal à imaginer. Alors pour vous faire mesurer la conséquence de tels évènements, je préfère y ajouter un aperçu visuel. Ces vidéos sont totalement hors contexte puisqu’elles filment des ruées dans les magasins suite à l’ouverture des soldes (je ne considère pas ceci comme un évènement catastrophiques ou apocalyptique… quoique :p)

Virgin MegaStore – Champs Elysée – Paris

Image de prévisualisation YouTube

 

Soldes H&M 2012

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Soldes Villeneuve D’asc 2013

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arme survieTout simplement effrayant… Et ici nous sommes seulement dans un contexte ridicule…”Je veux mon Electrolux ou mon Ipad à -30%”. Imaginez maintenant le comportement des foules si chacun courait pour de l’eau ou de la nourriture ? Si de cette mêlée dépendait la vie de chacun ?

Si pour un simple IPad en promotion, l’être humain est prêt à pousser, bousculer, piétiner ses semblables… qu’en sera t’il pour sa propre survie ? Un coup de batte de baseball dans la gueule ? Ou une balle dans la tête ? Peu importe. Certains tueront pour une bouteille d’eau minérale ou pour quelques grammes de sucre.

 C’est pourquoi la base de la survie urbaine est l’anticipation. Etre assez prévoyant pour ne pas se retrouver dans les rayons de supermarché avec ces fous furieux. Restez chez soi, avec suffisamment de ressource pour tenir… tenir le temps que les choses se calment…

 

Nos semblables – Evacuation massive

Inutile de vous précipiter à votre garage pour prendre votre voiture ou enfourcher votre bécane : une masse de personnes affolées bloqueront déjà tous les accès routiers encore valides, bloquant rues, ruelles, nationales ou autoroutes.

survie evacuation massive ville

Ce qui aura un double effet :  

- Impossible pour vous d’évacuer en sécurité les lieux. Se retrouver bloquer dans un embouteillage d’envergure monstrueuse est la pire des situations. et Oser prendre un deux roues, vous rendrez vulnérables à des milliers de véhicules aux conducteurs affolés et agressifs. S’aventurer dans ces circonstances est limite suicidaire.

- Impossible à d’éventuels secours ou approvisionnement d’accéder à la cité. Vous êtes définitivement livrés à vous même.

 

Restez informé, pesez le pour et le contre avant de décider quoi que se soit. Mais ici encore, l’importance de l’autonomie sur plusieurs semaines est primordiale. Evacuer les premiers jours sera impossible.

 

Nos semblables – Les gangs 

Autre phénomène qui ne tardera à pointer le bout de son nez : les regroupements organisés. Il n’y a plus de lois, plus de règles. Les plus forts vont s’en prendre aux plus faibles pour survivre. Les trottoirs ne seront plus sûrs.

Ces groupes d’individus vont tenter de prendre le pouvoir, de contrôler rues, quartiers et ressources. Ceux qui seront armés seront les maîtres à bord. Il ne faut pas exclure des descentes dans les immeubles, des effractions de domicile… Pillages, meurtres, viols. Certains ne reculeront devant rien et tueront pères et mères, certains par obligation, d’autres par plaisir. 

gang survie urbain

 

La règle d’or : rester discret et sécuriser son domicile. Ne rien laisser transparaître de vos potentielles ressources, ne pas montrer que votre logement est encore habité, etc.

 

marche noir trocUn deuxième phénomène très courant dans des situations de crise : le marché noir. Un commerce alternatif s’installe généralement très vite : le troc. De nombreuses personnes ont pu survivre grâce à ce système annexe dans de nombreuses circonstances (l’affiche de 39-45 ci-contre en témoigne). Une bouteille d’eau, un peu de nourriture, un simple savon, briquet ou une cigarette pourront vous aidez à vous procurer ce qu’il vous manque.

Et alors, c’est positif me direz vous ? Oui… Mais comme tout, cela représente bien entendu des risques. Vous risquez d’éveiller les soupçons / l’intérêt si vous laissez apercevoir un quelconque signe de richesse ou d’aisance. Ne soyez pas trop propre et bien vêtu, ne troquez pas trop souvent les mêmes éléments, n’empruntez pas toujours le même chemin… Car remontez votre piste et débusquez votre caverne d’alibaba reste simple et peut très vite arriver. V-I-G-I-L-A-N-C-E !

 

La privation, le manque : 3 heures sans protection…  3 jours sans boire…  3 semaines sans manger

 
La protection contre le climat : 3 heures sans protection…

En conditions extrêmes, températures glaciales ou embrasées, vous n’avez que quelques heures avant de succomber. Que vous soyez au Canada ou en France, la préoccupation principale viendra, vous vous en doutez du froid ! 

Le risque ici est simple. En cas de coupure de courant prolongée, dites adieu à vos radiateurs, ils ne vous sauront d’aucune utilité. Les citadins sont malheureusement beaucoup plus dépendants de l’électricité que leurs semblables campagnards. Les cheminées, les poêles à bois, très répandus en campagne, se font très rares en ville. Soit ils sont légalement interdits, soit la superficie limitée des logements les rendent impossibles.

Et pour les rares qui en possèdent, certes ils s’en sortiront mieux dans un premier temps… c’est un atout conséquent ! Mais ils ne seront pas pour autant indéfiniment à l’abris : ne pas oublier que le stock de bois est très limité (dû à l’encombrement) et le réapprovisionnement est quasi impossible. Mis à part quelques bois et parcs au sein de la ville (pour ceux qui habitent à côté du bois de Vincennes c’est le jackpot :p) dur de trouver ! Il ne reste plus qu’à faire crâmer les meubles, qui eux aussi sont malheureusement une ressource très restreinte.

Les autres, vous faites sans doute partie comme moi, de la grande majorité qui ont seulement leurs petits grille-pains électriques merdiques pour se chauffer les fesses. Sans courant, l’hiver risque donc d’être rude, comme disait nos ancêtres !

Nous serons donc tous exposés au froid, potentiellement affaiblis par les circonstances (manque d’eau et de nourriture)… Pas besoin de vous faire un dessin, si un minimum de précautions ne sont pas prises, la mort peut arriver très vite.

survie froid

Il va donc falloir impérativement optimiser votre logement pour se prémunir du froid (réaménager l’intérieur, utiliser les pièces les plus petites), optimiser votre tenue (habits chauds, système des couches, etc), et profiter de la chaleur dégagée par votre éclairage de fortune.

Ah oui, car j’oubliais… Qui dit plus d’électricité, dis plus… grand chose de fonctionnel en fait !  Réchauds pour faire chauffer la nourriture, bougies, allumettes, briquets, lampes …. Rien ne sera de trop pour vous aider à démarrer une source de chaleur, ou tout simplement vous éclairer ! A-N-T-I-C-I-P-E-Z ! Et munissez vous du strict mimimum….

 

La soif : 3 jours sans boire…

3 jours sans boire avant de s’effondrer… notre talon d’Achille. L’eau est un enjeu crucial et doublement complexe. Nous en avons besoin en grande quantité pour survivre, alors qu’elle pèse très lourd et prend beaucoup de place.

Pour rappel, notre besoin en eau est estimé à 4 litres d’eau par jour et par personne, et constitue le strict minimum quotidien ! 1,5 à 2 litres d’eau pour l’hydratation, et le reste pour les différents usages  : la cuisson, l’hygiène, etc.

Or le système d’approvisionnement en eau n’est pas invincible. Celui de votre quartier peut se retrouver très vite endommagé (tremblements de terre, etc) et donc interrompu. Encore plus plausible : une simple coupure prolongée de courant peut suffire pour que la précieuse substance ne coule plus de votre robinet ou soit impropre à la consommation.

Peut-être n’étiez vous pas au courant, mais une certaine partie de l’approvisionnement en eau nécessite de l’électricité pour arriver jusqu’à votre domicile. Si nous prenons le cas de Paris par exemple (j’y reviendrais plus en détail dans le chapitre Eau & Survie Urbaine), même si la plupart de l’acheminement se fait par voie naturelle en utilisant la gravitation, une importante partie de l’eau provient de la Seine et de la Marne, qui pour être extraite, nécessite des stations de pompage et de traitement. J’ose espérer que ce type de stations possède des plans de secours et groupes électrogènes, mais il n’est pas à exclure des coupures d’eau prolongées en cas de catastrophe.

Que l’eau ne coule plus du tout ou qu’elle devienne d’une couleur brunâtre inquiétante, vous devez être a minima être préparé et équipé pour faire face à la situation, vu l’importance de celle-ci et la quantité reprise.

Avoir une autonomie hydrique est impératif. Stockez un minimum… Et si ce n’est pas le cas, il vous faudra avoir à ce moment là assez de connaissances pour pouvoir rapidement trouver de l’eau à proximité (ce qui implique une sortie, donc du danger…), avoir un minimum de matériel pour la transporter et connaître les techniques de bases pour la rendre propre à la consommation (filtration, purification).

Encore une fois la préparation est clé. 

 

La faim : 3 semaines sans manger 

La nourriture, contrairement à ce que l’on peut penser ne figure pas en première priorité, au contraire (cf sections ci-dessus). Pourtant c’est celle qui étrangement, nous vient le plus souvent en tête, bien avant les autres. 

Comme moi, vous devez certainement avoir un minimum de stock dans votre appartement. Qui n’achète pas plus de riz ou de pâtes qu’il n’en faut qui finissent par s’entasser dans le placard ?! Pourtant, il ne faut pas pour autant se sentir en sécurité. Un manque de nourriture pendant plusieurs jours peut vite vous affaiblir, et ce n’est pas vos quelques kilos de pâtes qui vont vous sauver. 

Nous avons vu que toute la nourriture était importée. Les magasin sont vidés en quelques heures… Il ne reste plus grand chose. Certains peuvent avoir des potagers urbains individuels, ce qui sera assurément un plus, encore faut il pouvoir les défendre. Pour ceux qui n’en ont pas, oubliez ! Voler autrui reste une très mauvaise idée. Déjà parce que c’est…. mal !! Ensuite parce que le propriétaire des lieux ne vous laissera pas faire… un coup peut très vite partir (au mieux un poing, au pire une balle). 

Avec Zéro anticipation, il ne vous restera donc que vos maigres réserves et le troc pour sustenter à vos besoins. La faim risque vite d’arriver, accompagnée de symptômes de plus en plus importants tels que : tremblements, affaiblissements, évanouissements, etc… Rendant impossible toute évacuation.

survie urbaine stock nourriture

Essayez de stoker de la diversité : fruits séchés, confitures, lait concentré, compotes, huile d’olive, sucre, boîtes de conserves (légumes, viandes, etc), etc. Gardez également à l’esprit que certains aliments nécessitent de l’eau pour la cuisson, alors que d’autres n’en ont pas besoin. Au vue des potentielles contraintes hydriques, c’est un argument à ne pas prendre à la légère.

Bref, une fois encore… Réfléchissez et anticipez.

 

Désinformation : 3 mois sans communiquer…

Trois mois sans communiquer… Je vais un peu détourner le sens de cette règle, qui à l’origine pointe du doigt le danger de la désociabilisation. Si nous résumons vulgairement l’idée, au bout de trois mois, seul, cloîtré dans votre appartement… l’isolation vous fait sombrer… Folie, perte de la réalité et du sens de la vie, perte de l’objectivité, tendance suicidaire… Bref un joli portrait ! 

Alors oui, évidemment cela reste un risque. Mais je ne trouve pas cet aspect prioritaire dans l’aspect communication. Nous l’avons dit, survivre à long terme dans un environnement urbain (plusieurs années) et possible mais extrêmement difficile. La solution à mon sens la plus favorable, si la situation n’évolue pas positivement est l’évacuation. Ah ! Relisez ma phrase… “si la situation n’évolue pas positivement”… Se tenir informé ! C’est vital. Pour décider, il faut évaluer, pour évaluer il faut avoir à sa disposition toutes les informations possibles.

survie urbaine communication

Un des risques lors de situations catastrophiques est la désinformation totale. Comment sans courant, donc sans TV, sans radio, ni téléphone rester alerte et à l’écoute ? Et comment dans ce cas prendre une décision censée sans éléments factuels ? Impossible… Un pile ou face visiblement…

Une communication avec l’extérieur est impérative.  Et c’est de la préparation… encore une fois un minimum de matériel : une radio dynamo, une batterie solaire pour recharger vos portables (si les réseaux de télécommunication ne sont pas détruits), etc… 

Une communication avec l’intérieur aussi n’est peut être pas à prendre à la légère. Si vous êtes en groupe, organisez des sorties, envoyez des éclaireurs, des talkyies walkies vous garantirons une organisation, et une information en temps réel…

 

Conclusion

Gardez donc à l’esprit en permanence la réalité d’un milieu urbain : vous êtes totalement dépendant d’un écosystème précaire qui ne peut pourvoir à vos besoins par lui même, ne conserve aucun stock d’approvisionnement et se doit d’importer sans cesse les ressources par des réseaux extrêmement fragiles. 

En cas de rupture de ce mince équilibre, de nombreux risques peuvent apparaître, qui peuvent être liés à l’environnement en cas de catastrophe (décombres, effondrements, maladies, etc), mais qui majoritairement resterons liés à nos alter-ego, les êtres humains. Les premiers mouvements de peur et de panique entraineront émeutes, pillages puis viendra rapidement une évacuation massive qui bloquera tous les accès environnants. La privation et le manque conduiront rapidement à des aggressions, des vols et des meurtres. Des groupes armés (gangs) se formeront car la loi du plus fort sera la seule valide dans un environnement sans règle. 

Il n’est pas difficile de conclure qu’il faut anticiper et donc se préparer. Se préparer pour pouvoir être en mesure d’avoir une autonomie totale de plusieurs jours ou semaines (en fonction de vos objectifs). Une autonomie qui vous permettra d’éviter les mouvements de foules et de ne pas risquer votre vie pour 1 litre d’eau ou deux boîtes de conserves. Une autonomie qui vous permettra de ne pas céder à la panique et suivre des milliers de personnes sur les axes routiers saturés. Une autonomie suffisante pour assurer tout simplement votre survie.

Mais pour cela que vous il faire exactement ? Par quoi commencer. La réponse est simple : Pyramide de Wiseman 

 survie besoin pyramide wiseman Trois éléments. Aucun n’est à négliger.

volonté de vivre survieLe premier qui peut être évident, mais qu’il ne faut pas manquer de rappeler : la volonté de vivre. Qui est au final, le feu intérieur qui vous anime, votre force psychologique : celle qui fera que le jour J, malgré votre peur, elle vous poussera à vous surpasser pour tenir ne serait ce qu’une seconde, une minute ou un jour de plus. Ce feu là est personnel, il peut naître de nombreuses choses : l’amour pour les vôtres (famille), une foi intérieure (religion, espérance, etc) ou tout simplement le feu de la vie. Cette flamme est étroitement lié à l’espoir. Ceux qui n’ont pas d’espoir ne tardent pas à succomber, manquant les opportunités ne focalisant que sur les problèmes, ou abandonnent tout simplement le combat (suicide). 

 

connaissance survie survivor attitudeLe deuxième : La connaissance. Le savoir. Plus vous connaîtrez votre environnement, votre équipement, les risques, les tactiques de déplacement, la possibilité de troc… et les diverses techniques de survie plus vous pourrez vous tirer de situations extrêmes. Ce deuxième élément de la pyramide contrairement au premier peut s’apprendre. Pour cela, des stages de survie en milieu urbain, initiation et avancés peuvent vous procurer les éléments nécessaires à votre survie en ville. Notre partenaire, testé et approuvé, Survivor Attitude, organise tout au long de l’année en France des stages de survie urbaine et stages tactiques. Fréderic est un professionnel et un passionné, sa présentation détaillée ici. Je ne peux que vous inviter à le contacter et à participer à l’un de ses stages qui sont extrêmement formateurs (j’ai personnellement déjà suivi des stages avec lui, voici mon compte rendu pour vous donner une idée de la richesse de ses stages de survie).

 

materiel survie urbain materiel survie frLe troisième : Le matériel. Avoir à votre disposition du matériel de qualité, et surtout le matériel nécessaire et en quantité suffisante. Même si les premiers éléments à stocker sont l’eau et la nourriture et entraînent inéluctablement un certain nombre de matos directement corrélé (jerrican alimentaire, réchaud, etc), cela sera loin d’être le seul domaine à envisager. Vêtements pour la protection contre le froid en cas de prolongement de coupure de courant, énergie et lumière (bougies, lampes, briquets, etc), hygiène et soin, objets de valeur pour le troc (alcool, clope, café), etc…. Pour cela, notre partenaire Matériel de Survie, vous propose un large catalogue de produits disponible sur le site. Joël, passionné, fut l’un des premiers à se spécialiser dans la vente de matériel de survie en France. Pour plus d’information je vous invite à lire sa page de présentationJe ne peux que vous inviter à jeter un coup d’oeil à la page produit contenant une première sélection de matériel à acquérir en condition urbaine. (vous bénéficier avec le code ZOMBIE95 de 5% de réduction)

 code promo materiel survie fr

En conclusion de ce chapitre – Introduction à la Survie Urbaine, les partenaires survie de Zombies World, Survivor Attitude et Matériel Survie, vous offrent la possibilité de couvrir deux éléments sur trois de la pyramide de Wiseman. Reste votre volonté de vivre… à trouver au fond de vous !

partenaires survie urbaine

 A très bientôt ! Et comme disent certains survivalistes…. Stay safe !

 

Auteur

Admin

.................................... Fondatrice de Zombies World .................................. Armes préférées : la tronçonneuse qui tâche et la cuvette des toilettes !

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1 Commentaire

  1. Excellent article, vous avez raison de mettre le point sur un élément important de la survie qui est généralement le point qui n’est pas assez dévelloper par les apprentis survivalistes qui est la volonté de survivre, ou “le mental du survivant” qui est un élément clé de la survie. Ce mental n’est pas inné il s’acquière à force de travail et d’expérimentation, la meilleurs façons de le forgé est de ne pas hésiter à sortir de chez soit et de tester vos techniques de survie sur le terrain, et surtout ne jamais rien lâcher. Voilà bonne survie à tous.

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