BD Papiers — 16 octobre 2011
Témoignages de deux gagnants de Freaks Angels


Charles

Le livre :

” Publié chez Le Lombard, c’est une série prévue en six volumes, pour un prix de 14,95€ par tome. L’éditeur nous offre une belle présentation. Une couverture en cartonnée, assez épaisse, avec une matière différente pour certains éléments. Le papier est de bonne qualité, lui aussi, assez épais et l’impression est maîtrisée. A noté aussi que FreakAngels est à l’origine une «web-série» en anglais visible ici publiée au rythme d’un épisode par semaine. Et globalement, j’ai trouvé que la traduction était, pour une fois, de bonne qualité. En revanche, la mise en page est assez troublante si comme moi, vous êtes plutôt habitué à lire du comics «classique». Pas plus de quatre cases par pages avec un fond de page blanc. Je trouve que ça casse un peu le dynamisme de certaines vignettes mais on s’y fait assez vite. Disons concrètement pour son premier comics, Le Lombard à plutôt soigné son entrée.

Sur la couverture, ce qui attire surtout c’est le scénariste. Le prolifique Warren Ellis (Transmetropolitan, Desolation Jones, …). Si d’habitude, sa narration est très dynamique, ici, du moins pour ce premier tome, je l’ai trouvé un peu lente. Ellis prend le temps de présenter tout les personnages et je suis un peu resté sur ma fin en arrivant au bout des 146 pages. D’autant que le cliffhanger est… inexistant…

Côté illustration, c’est Paul Duffield. Un inconnu avant FreakAngels. Personnellement, je ne suis pas vraiment fan de son travail. Je trouve le cerne trop fin. Le détails est là et j’apprécie, mais c’est le style auquel je n’adhère pas, trop manga. Après les goûts et les couleurs hein… Concernant la mise en couleur justement, c’est aussi Duffield. Et j’ai ici un sentiment mitigé. Je la trouve assez terne. Ce qui me gène c’est que ne connaissant pas le travail de Paul Duffield avant FreakAngels, je me demande si c’est une habitude chez lui, ou si c’est seulement pour le côté Londres/Tamise boueuse/Mudlarks/Fin du monde auquel cas pourquoi pas. Comme la mise en page, disons qu’on s’y habitue.

L’histoire :

Ellis mélange avec brio une atmosphère mystérieuse (qui sont vraiment les FreakAngles ?!) à un univers de science fiction post-apocalyptique. On pénètre dans l’intimité d’une communauté qui organise sa survie en comptant sur les pouvoirs des FreakAngels et la narration est suffisamment bien construite pour qu’on s’attache rapidement (ou pas) à certains personnages. Si comme je le disais, la fin du tome n’offre pas de cliffhanger à la Lost, l’intrigue est tout de même bien amenée et le tome 1 laisse beaucoup de question en suspens. La lecture est agréable, et même si elle est un peu lente, elle n’est jamais désagréable grâce aux dialogues piquants d’Ellis. Au final FreakAngels à au moins deux gros avantages. Premièrement il vous permet, si vous ne connaissez pas déjà, de découvrir le comics et surtout l’excellent scénariste qu’est Warren Ellis et deuxièmement, il a l’énorme avantage d’être gratuit sur le web si vous maîtrisez la langue de Shakespeare.

Pour ma part je préfère quand même avoir du papier entre les mains et il est bien possible que je me laisse tenter par le deuxième tome de cette série. “

 

*******************************************

David

” Quel plaisir d’entamer la lecture d’un ouvrage gagné au concours Zombiesworld, je me réjouissais à l’avance de cette histoire de zombies que j’allais pouvoir lire tranquillement sur mon Rocking Chair, ma fidèle Winchester bien calée à mes côtés.
Et là patatras! Pas de zombies dans Freak Angels, pas un seul, même pas un pas dangereux ni contagieux.. kedchi!
Cette première déception passée (et ayant rejoint pour le coup le canapé), je me suis attelé à la lecture de Freak Angels.

Et là je dois dire que j’ai été assez séduit par l’univers et les personnages. On évolue dans un monde post-apocalyptique dont on ne verra pas grand chose.
Ce premier opus nous plonge dans un  quartier de Londres qui n’a pas l’air si dévasté que ça. En revanche il y a un petit côté steam-punk assez sympa, avec des machines improbables, on se demande d’ailleurs comment elles ont pu se développer en six ans, mais le reste de l’histoire nous le dira peut-être.
Il y a un côté “La nuit des enfants rois”, dans Freak Angels et j’ai bien aimé les relations entre les personnages, notamment la gestion de la télépathie qui est plutôt bien rendue dans la bande dessinée.
Au niveau de l’histoire on a plutôt l’impression que ce premier tome pose le décors et les personnages avant de monter en puissance dans la suite de l’œuvre, tout du moins on espère.
En ce qui concerne le graphisme, j’ai trouvé le style assez agréable même s’il y a un usage de l’ordinateur un peu trop poussé à mon goût, ce qui donne un aspect parfois un peu lisse alors que j’aurai aimé un futur post-apocalyptique un peu plus rugueux. Mais les goûts et les couleurs…
A propose de couleurs, la palette utilisée est assez zen, et bien choisie. Mais c’est sûr on est loin de Mad Max.

Pour résumer c’est une bande dessinée au dessin agréable, avec un scénario qui donne en vie de lire la suite pour comprendre les tenants et les aboutissants de tout cela, et surtout comprendre comment ces enfants étranges on détruit le monde. “

Auteur

obelix87

Articles relatifs

0 Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*