Actu Survie Culture Z News Survie — 06 mars 2014
Un virus vieux de 30 000 ans joue les zombies

Des chercheurs français viennent de découvrir un nouveau type de virus qui a survécu pendant 30 000 ans dans le permafrost sibérien. Contemporain de la fin de l’homme de Neandertal, ce virus zombie serait inoffensif pour l’homme. Mais cette découverte est inquiétante car le réchauffement climatique serait donc susceptible de libérer toute sorte d’agents pathogènes dont nous ignorons l’agressivité.

Le virus est a été découvert sur un échantillon prélevé à 30 mètres de profondeur à Chukotka, en Sibérie. Baptisé Pithovirus sibericum, il infecte les amibes, pas les humains. Mais les amibes, elles, infectent les humains… Il s’agit d’un virus plus grand que les virus habituels. Le pithovirus code 500 gènes et mesure 1,5 µm de large. On peut donc le voir au microscope électronique puisqu’il fait la taille d’une petite bactérie.

Jean-Michel Claverie et Chantal Abergel de l’Université d’Aix-Marseille, qui ont cosigné l’étude publiée dans les comptes-rendus de  l’Académie des sciences américaines le lundi 2 mars, avaient déjà découvert en 2003 en Grande-Bretagne un premier virus de grande taille.

Pithos est le mot pour le récipient qui est utilisé pour stocker la nourriture et le vin dont la forme rappelle celle de ce virus. « Nous sommes français, nous devions mettre du vin dans cette histoire ».

« Cette démonstration a des implications importantes sur les risques de santé publique liés à l’exploitation des ressources minières et énergétique des régions circumpolaires que le réchauffement climatique rend de plus en plus envisageables. La résurgence de virus considérés aujourd’hui comme éradiqués, tel celui de la variole dont le processus de réplication est similaire à celui des Pithovirus, n’est désormais plus du domaine de la science-fiction. »

« On pense avoir éradiqué la variole, mais ce n’est le cas qu’à la surface de la Terre. »

Bref, mieux vaudrait une bonne ère glaciaire qu’un réchauffement climatique qui risquerait de libérer des agents pathogènes contre lesquels nous n’avons sans doute pas les armes et que nous aurions du mal à maitriser.

Et donc, à en croire le CNRS, l’enfer, ce n’est pas les autres, l’enfer, c’est sous terre. Alors, elle ne vous tente pas maintenant, mon ère glaciaire ? :)

De plus, si un virus vieux de 30.000 ans peut se réveiller aujourd’hui, j’espère que vous avez de bonnes relations avec tous vos aïeuls… Je vous avais dit qu’il fallait cultiver de bonnes relations avec tous ces ancêtres, au cas où…

Auteur

Mary

Mère de 2 enfants, passionnée de survie, experte en techniques de combat de spray et en maniement de seringue, se dresse contre la bêtise, l'égocentrisme, et... les zombies, parce que, sans déconner, July a raison, ça va nous tomber dessus !

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5 Commentaires

  1. intéressant

  2. Le virus de la variole, lui, ne survit pas longtemps à son hôte. Il n’y a donc rien à craindre de ce virus en particulier. ;-)

  3. Ça fait réfléchir, quand même ! C’est un peu flippant.
    Article super intéressant en tout cas.

  4. qui sait si d’autre virus, cacher au plus profond des glaces; antérieur à l’apparition de l’homme ne pourrait pas refaire surface et, cette fois, avoir une emprise mortel sur le genre humain.
    car si celui là semble inoffensif pour l’homme; qui nous dit qu’il n’y en est pas d’autre, bien plus virulents et surtout “compatible” avec le métabolisme humain.

  5. La mutation du sida ou d’ébola peut être vu comme un virus zombie. Nous ne sommes pas encore arrivé ici mais, en voyant ça, on peut s’attendre à tout maintenant !

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