Culture Z Mangas Papiers — 04 février 2013
Undead – Tome 1, la chronique !

Scénario et dessin : Masashi Terajima
Traduction : Sakura Saku
Éditeur : Delcourt
Collection : Akata
Genre : Shônen Nekketsu, Épouvante, Fantastique, Action, Street Art
Date de publication : 21 mars 2012
Date de publication originale de la série : Japon 2009
Nombre de pages : 192 (mais réellement 160)
Nombre de volumes :
4 (Série achevée)
Prix conseillé : 6,99 euros

 

 

Présentation de la série

Taro Hachioji est un jeune garçon. En rentrant de l’école avec son frère, il trouve à leur maison un démon qui après avoir décapité leur mère enlève le petit Jiro. Tétanisé et paralysé, le grand frère est incapable de le sauver. Il va se rendre au Necronomicon, un bar qui réunit des chasseurs d’undead afin de bénéficier de leur service. Après un refus, il verra sur le chemin du retour Mito, une jeune fille qui travaille au Necronomicon se faire agresser par un nouvel undead. Cette fois-ci il essaiera de la sauver et un évènement inattendu plongera de force Taro dans le milieu des non-morts manipulateurs d’esprits malins…

Pulsions destructrices, cadavres réanimés, corps démembrés… La chasse aux undead est ouverte !

 

L’histoire

Undead est un manga shônen de style nekketsu. Nom japonais (qui signifie littéralement selon Wikipedia sang bouillant), vous connaissez tous le genre puisque c’est celui où s’est illustré Dragon Ball !  Les premières caractéristiques qu’on va retrouver dans l’histoire appartiennent donc totalement au genre nekketsu et font de Taro un jeune héros séparé de son petit frère, qu’il rêve naïvement de sauver des griffes du démon qui l’a enlevé. Simple mortel au départ, il va faire une rencontre dramatique fortuite qui va le doter de grands pouvoirs de dompteur de démons, mais hélas aussi lui conférer l’état de non-mort.

On le sait, en Orient le zombie est traité bien différemment que sous nos latitudes. Sans rentrer dans les grands détails (pas moins passionnants néanmoins !), il faut avoir en mémoire deux choses simples : nous enterrons nos morts (allez, chipotez pas !), tandis que les traditions orientales optent généralement pour une incinération. Donc nos zombies reviennent à la (non) vie depuis leur cercueil, ils sortent de terre dans un état plus ou moins avancé de décomposition, tandis que nos voisins verront plutôt le zombie comme une manifestation de possession d’un corps mort ou non par un esprit malin. Vous suivez ? Corps pourris VS. corps fonctionnels. Je vous épargnerai le chapitre sur les vampires et zombies sauteurs, pure digression.
Du coup ici vous ne retrouverez pas le zombie à la Romero. Mais il faut savoir garder l’esprit ouvert !

Ce tome 1 décrit les prémisses du parcours initiatique que devra suivre Taro pour retrouver le petit Jiro. Les undead qu’il croisera seront certes goulus, à l’égal de l’ambition de leurs chasseurs et maîtres, mais notre héros n’hésitera pas à relever un défi semé de cadavres.

 

Le dessin

Que sont les undead ? Des créatures qui hantent le monde et sont en fait des morts revenus à la vie en raison de la forte rancœur qu’ils ont conservée en mourant. Sacrés démons complètement tarés, leur faim meurtrière décime leurs victimes. La folie est le mot-clef d’Undead : les planches peuvent parfois paraître peu claires et le charadesign des undead est singulier.
Certains pages surprennent et obligent à un peu plus d’attention que d’ordinaire. Trait épais, contraste entre visages enfantins et monstres qui débordent sur les deux pages, il est à craindre que tous les lecteur/trices n’adhèrent pas aux onomatopées géantes au look 70′s. Pourtant le style street art d’Undead lui confère cette particularité qui vient racheter un scénario un brin faiblard et classique en montrant un univers bien différent. Le découpage du récit est audacieux et cohérent graphiquement avec ses personnages. Sur une courte série de 4 tomes, il ne faut hélas pas s’attendre à ce que la psychologie des protagonistes – pas même le héros ! – ne soit trop approfondie…

Pour résumer

Atypique, punk naïf, Undead est un manga qui mérite qu’on s’y attarde. On sent bien la créativité, l’originalité de la personnalité du mangaka. Le style des démons est inédit et finalement la confusion apparente tend à personnifier la quête originale.

Barrières culturelles et linguistiques, on ne pourra qu’imaginer ainsi Terajima se référer à des artistes à l’univers aussi singulier tels que Frank Miller (Sin City, 300), Eduardo Risso (Je suis un vampire, 100 Bullets), Jamie Hewlett (Tank Girl, Gorillaz)… Plutôt avantageux donc !

 

Pour regarder les 59 premières pages sur le site de l’éditeur

http://www.akazoom.fr/undead-t1#/1

À noter qu’un badge est offert à l’achat de ce tome 1. Petit geste sympa !

 

note6

Auteur

Bonne proto-geekette mais piètre survivante, j'ai néanmoins fait mien l'adage : "Un bon zombie est un zombie mort. Deux fois."

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1 Commentaire

  1. Ce manga a l’air totalement Bizarre… Trop bien ^^

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