Culture Z Mangas Papiers — 09 février 2013
Undead – Tome 3, la critique !

Scénario et dessin : Masashi Terajima
Éditeur : Delcourt
Collection : Akata
Genre : Shônen Nekketsu, Épouvante, Fantastique, Action, Street Art
Date de publication : 12 septembre 2012
Date de publication originale de la série : Japon 2009
Nombre de pages : 192
Nombre de volumes :
4 (série achevée)
Prix conseillé : 6,65 euros

 

 

Synopsis 

Taroa anéanti le Museum d’Histoire Naturelle de Nogi. Mieux, il a appris que son petit frère Jiro est “vivant”. Habité par un esprit malin (un undead), ce dernier a survécu au démembrement que lui ont fait subir les membres de Yog pour se répartir l’ignoble pouvoir qui bouillonne en lui. Taro n’a plus qu’un objectif : récupérer tous les morceaux de Jiro pour le reconstruire, façon puzzle.

Avis

Je ne m’étendrai pas sur le scénario, celui-ci n’étant décidément pas la meilleure valeur d’Undead. Néanmoins côté dessin Masashi Terajima poursuit son oeuvre : à la manière d’une bonne réplique des Tontons Flingueurs, Taro se retrouve aux quatre coins de la page, on le retrouve éparpillé par petits bouts façon puzzle, dynamité, dispersé, bref : ventilé ! Et ce héros morcelé – si je peux me permettre de me lancer dans les références qui me viennent à l’esprit – va faire penser à un petit cousin simplet d’Alef-Thau (personnage de bd de Jodorowsky).

Pétri de bons sentiments, l’accumulation d’images en raccourci, avec des dynamiques propres, Undead surprend toujours par son parti pris graphique. Néanmoins l’histoire peine à se poser, la faute à une certaine indigence dans la caractérisation des personnages, notamment les ennemis combattus par Taro et ses alliés. Et c’est peut-être là que Terajima n’emportera pas le morceau. Ça manque de charisme tout ça ! Taro n’est ni Yoh (Shaman King), ni Naruto, dont il partage l’implantation capillaire. Ce n’est pas très gênant pour une histoire courte en 4 tomes si on a l’habitude de lire du manga. Un européen se lassera d’autant plus vite que les défauts sont présents dès le premier tome et n’évolueront pas durant les suivants.

 

Pour résumer

Malgré une “intrigue” téléphonée (beh oui, le but est de réunir les deux frères), après la lecture de ce tome 3 je me suis dit que j’allais acheter le 4e afin de pouvoir voir comment s’en sort l’auteur. On n’est jamais à l’abri d’un moment de grâce là où on ne s’y attendait pas. Mais je ne me leurre pas : Undead n’est pas un titre majeur. Son style graphique bien qu’intéressant restera anecdotique tant qu’il ne sera pas soutenu par un scénario carré. Car quitte à être indulgente à propos d’une histoire, plongée dans un univers graphique singulier, je citerais plus volontiers l’œuvre du sacrément tordu Tsutomu Nihei (googelisez, vous ne serez pas déçu/es). 

Alors si vous savez être indulgent/es, vous devriez pouvoir déceler les qualités modestes d’Undead. Cela reste un divertissement surprenant, ce qui n’est pas à négliger.

 

 

 

Les 59 premières pages du tome 1 sur le site de l’éditeur

 

note6


Auteur

Bonne proto-geekette mais piètre survivante, j'ai néanmoins fait mien l'adage : "Un bon zombie est un zombie mort. Deux fois."

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