Vous aimez les nains, les orcs, les elfes, les sorciers et les zombies ?

Le tout servi sur un plateau ? Alors vous aimerez probablement Blight of the Immortals. Mais kesako que ce jeu encore ? En résumé, c’est un très bon jeu de stratégie, style hybride, gratuit, ne nécessitant qu’un navigateur web et un compte email pour y jouer. Le principe est simple. L’action se déroule dans un monde médiéval-fantastique gangréné par les zombies. Chaque joueur va diriger une des principales factions, le but étant de repousser un maximum la menace des mort-vivants … tout en accumulant un maximum de points (la population sauvée) pour gagner la partie. Et donc être le maître du monde une fois les zombies renvoyés dans leur tombe.

Car après tout, même si les nains et les gobelins doivent s’allier pour repousser une menace commune, les vieilles rancunes ont la vie dure, et que ce soit orcs, humains, ou elfes … une fois l’apocalypse évitée de justesse … je ne vous fait pas un dessin, chassez le naturel et il reviendra au galop. Mais c’est une autre histoire.

A l’usage Blight of the Immortals s’avère assez subtil, car il vous faudra donc aider voire protéger vos voisins au risque sinon de les voir tomber, donc de voir les zombies se multiplier, et que vous soyez alors en grand danger. Mais si vous aidez trop vos alliés, ils pourraient aussi en tirer avantages, au point plus tard de vous reléguer aux oubliettes de la postérité. Comme on le devine il s’agit donc d’un jeu mi-coopératif, mi-compétitif.

Niveau gameplay, le jeu se déroule en temps réel, mais se joue plus à la façon d’un jeu de plateau. Les actions (ex : mouvement d’une armée pour occuper une forteresse) prennent un certains temps, et selon le rythme de la partie (il y a différentes options pour accommoder différents styles de jeu), il suffit en général d’y consacrer quelques minutes par jour. Chaque race dispose d’unités spéciales et de pouvoirs particuliers, permettant d’élaborer différentes stratégie selon le camp qu’on aura choisi. Il y a aussi de nombreuses factions neutres, qu’il vous faudra rallier pour étoffer les rangs de vos armées (et éviter que ces factions ne soient massacrées par les zombies, ce qui créeraient encore plus de zombies …). Et il faut aussi gérer les ressources (des pions de couleurs) fournies par les villes pour vous développer. Ne serait-ce que du fait qu’en face les zombies recrutent plus vite que vous des soldats.

Techniquement le jeu est en bêta (qui évoluera probablement ces prochains mois) mais il fonctionne très bien. Les règles sont simples, l’interface élégante et limpide, et pour les amateurs de stratégie, le défi est à la hauteur. Car vaincre les zombies tout en vous assurant de finir premier n’est pas une mince affaire.

Hormis la barrière de la langue pour les anglophobes, principal défaut, pour ce qui est quand même répétons-le un très bon jeu gratuit, chaque joueur est dépendant des autres pour mener la partie à son terme. De fait, si certains abandonnent en cours de route, où jouent vraiment mal, cela augmente beaucoup la difficulté. Au-delà d’un certain point le nombre de zombies est quasi insurmontable, et dans ce cas tout le monde a perdu. Heureusement il est possible de s’entrainer lors de vos premières parties avant de rejoindre au bout de quelques temps des parties de vétérans.

Auteur

Arpenteur du wasteland et chroniqueur de jeux vidéo.

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