Culture Z Films Vidéos — 28 juin 2013
World War Z : La critique !

 

 

Parce que chez ZombiesWorld nous sommes encore plus fort que Bobby-les-bons-tuyaux, nous avons pu voir en totale exclusivité le TRES attendu World War Z ! Et ça tombe bien, des tuyaux, on va en avoir besoin !

Adapter l’un des livres les plus marquants de Max Brooks est une chose ambitieuse, voir même complètement folle. Chez ZombiesWorld le mélange entre excitation et dépit était palpable. Mettre en image un livre si riche, si décousu, fourmillant de détails et de bonnes idées, loin des clichés, et surtout par un Brad Pitt totalement étranger aux films Z… autant dire que l’on y croyait pas du tout. D’autant plus que le film resterait soft dans la mesure où une classification trop sévère en salle signerait son suicide commercial. Cette version était-elle si édulcorée que l’on pourrait l’intituler « Mon petit poney au pays du zombie » ?

 

  

 

« Scusez moi mon bon monsieur, mais je n’ai jamais lu World War Z »

Pour les néophytes, il est de bon ton de rappeler un peu le contexte. De toute façon, si vous n’avez pas lu le livre, aucun problème, ce long métrage est principalement fait pour vous, comme toutes les adaptations, elles n’a pas pour but de combler les plus fanatiques. 

Le principe du livre, World War Z, était de mettre en pratique, à très grande échelle, les règles mise en place par le Guide de survie en territoire zombie, tout en faisant un constat des différentes ressources qu’auraient les nations pour se défendre face à la propagation du fléau Z. Plus sérieuse que ses œuvres précédentes, Max Brooks en profitait pour dresser un portrait politique international par le biais d’un agent de la commission Post-Traumatique de l’ONU. Ce dernier publie le livre World War Z, une série de portraits et d’interviews, formant un patchwork mondial de témoignages sur la panique, l’infestation, les bouleversements éthiques et religieux ainsi que les batailles gigantesques des humains contre les morts-vivants. Le tout est un portrait au vitriol des gouvernements actuels, du monde libre ou non, et de son incapacité à guider ses ressortissants en cas de crise.

Le film raconte l’histoire de Gerry Lane (notre Brad Pitt « inévitable ») qui après avoir été rejeté par l’ONU suite à un rapport un peu trop acerbe, mène une vie de papa parfait. Mari aimant, père préposé aux pancakes, tout semble aller pour le mieux dans la petite banlieue chic où réside la petite famille. Mais rapidement notre attention est portée sur les commentaires des télévisions et radios : la grippe aviaire semble muter et la transmission d’homme à homme n’est plus un fantasme. Alors que la joyeuse famille est en voiture en plein bouchon, l’impensable se produit : en moins d’une minute la ville va se faire envahir par une nuée de contaminés. Après une morsure, une personne devient l’un d’entre eux en douze secondes. Les cas les plus longs font mentions de dix minutes… Gerry réussira tant bien que mal à sauver sa famille grâce à ses contacts aux nations unies. Mais la sécurité de sa famille à un prix : il doit quitter sa famille et enquêter de par le monde pour trouver l’origine du virus : le patient 0.

 

  

 

L’avis de Baltorg

En propos liminaire je tiens à préciser que le film a été vu en 3D, ce que votre humble serviteur déteste profondément. Pratique idiote qui se mue en vente forcée pour aller voir inconfortablement un film avec des effets qui n’arrivent pas à la cheville de Captain EO à Disneyland.. bof bof. Ajoutez à cela que votre rédacteur de choc, prêt à sacrifier ses rétines pour vous s’attendait réellement à une daube sur pellicule, un condensé de stéréotypes même pas assez nazes pour être un nanard amusant… autant vous dire que votre chroniqueur n’était pas du tout emballé par cette projection. Affublé de mes lunettes ridicules et honteusement lourdes, un brin énervé après m’être pris le choux avec mon voisin de devant pour qu’il arrête de « vapoter » dans la salle de cinéma (sérieux, ils se croient tout permis avec leurs clopes électriques ! On se serait cru dans un remake Des nerfs à vif), la salle s’obscurcit et le film commence enfin. Conscient de n’être que très peu réactif à la peur, gavé de films Z depuis ma tendre enfance, j’ai donc décidé d’amener mon psychomètre perso, Sherane (chroniqueuse livre) qui sera mon référent-angoisse pour tout ce qui concerne, les sursauts, les effets de manche et autres scènes choquantes.

 Le film s’ouvre sur un clin d’œil : l’armée des morts. Il semble d’ailleurs que ce film ait grandement inspiré Marc Forster, le réalisateur de World War Z. Ouverture donc sur une musique de Muse. Elle va rythmer les trois parties du film, comme pour marquer le début d’un chapitre. Nous y reviendrons. Une porte s’ouvre lentement sur la chambre à coucher de Gerry et sa femme, porte poussée par une main d’enfant… sauf que là, pas de bébé zombie, juste deux filles furibondes (c’est pire ! bien que non létal) sautant sur leurs parents de bon matin, et des parents, bien sûr, qui adoooorent se faire réveiller de la sorte. La classe américaine. Bref, je pense : « ayé, le film va être naze… ». Cependant, outre le portrait attendrissant mais un brin agaçant de la petite famille, il faut admettre que le tout ne traîne pas en longueur. L’infestation gagne rapidement les états unis et l’on assiste à la première scène Z du film. –sursaut 1 de Sherane- Le tout est impressionnant, il faut bien l’admettre. Les zombies sont à mi-chemin entre les infectés de 28 jours plus tard et de Je suis une légende. Extrêmement véloces, ces créatures ne sont pas cannibales. Leurs but est de tuer et de propager la maladie. Brutale, cette infection se répand en quelques secondes et ne laisse que peu de chance aux pauvres citoyens urbains hébétés. Ces infectés se jettent dans tous les sens, ne craignent rien –sursaut 4 de Shérane, oui, ça monte vite-, utilisent leurs corps jusqu’à la rupture dans le frénétique but de propager le mal.

Après avoir pillé un grand magasin pour trouver de la ventoline et une nuit d’angoisse dans l’appartement d’immigrés bienveillants (mais qui hélas n’ont pas lu le Guide de survie) Gerry et sa famille vont pouvoir se réfugier à bord d’un porte avion, sorte d’arche de Noé militaire. Pour garder une couchette à sa femme et ses enfants, le beau Brad va devoir courir le monde et exercer ses talents d’enquêteur pour retrouver la source du mal. Cette première partie est assez intéressante. Bien rythmée elle me rappelle l’ouverture du livre Cellulaire de S. King (paradoxal, non ?). La contagion est presque immédiate et d’une violence impressionnante. La 3d fait d’ailleurs des miracles, tout comme les effets numériques vraiment impressionnants. Le réalisateur se permet donc les plans larges et en hauteur pour nous montrer le troupeau de zombies fondre sur la foule désorganisée, des milliers de personnes courants dans le chaos absolu. Si vous scrutez un petit morceau de l’écran alors vous distinguez la proie du chasseur. L’effet est vraiment sympa. Il y a trois temps forts dans cette partie que je n’exposerais pas pour éviter le spoil, mais néanmoins le centre commercial reste un incontournable (L’armée des morts on vous dit !)

 

 

Là commence la seconde partie du film. Très différente dans le ton et le rythme, le film se veut plus spectaculaire. Gerry va aller en Corée – sursaut.. euuh… yen a eu pas mal en Asie-, en Inde, en Israël (la partie visuellement la plus impressionnante du film) puis au Pays de Galle à la poursuite du patient zéro ou d’une solution. Si le film se veut plus convenu dans cette partie, elle a le mérite d’être assez fidèle à l’esprit du livre. En effet, loin des poncifs de l’américain plus fort que le monde, c’est un point de vue mondial qu’adopte le film. Chaque pays tente de s’en sortir par les moyens qu’il a à sa disposition. Encore une fois, je ne rentrerai pas dans les détails, juste que je décerne la médaille de l’ingéniosité aux nord-coréens et à leur mordante solution. Cependant le film tente (n’y arrive pas toujours) d’éviter le manichéisme et le « Proud to be American » à tout va, rien que pour ça : bravo. Courant après une chimère, Gerry va assister au déchaînement de cette marée (au sens propre) de morts qui déferle sur le monde. L’esthétique est soignée, les scènes monstrueusement dingues, on assiste à l’invasion d’une citée de réfugiés par un tsunami de zombies qui paraissait assez ridicule dans la bande annonce et pourtant, une fois dans le film : cela fonctionne.

Troisième et dernière partie, Gerry se retrouve au Pays de Galle dans un centre de contrôle des maladies (type CDC) pour… Encore une fois : motus. Mais la raison n’est pas celle que vous pouvez imaginer chers lecteurs ! Le coup de maître est encore une fois de changer de ton et de narration. Fini la grandiloquence « call of dutesque » de la seconde partie. Pour éviter l’indigestion, nous assistons ici à une action plus intimiste et claustrophobique. Notre héros et quelques amis à lui, plus ou moins en formes, se retrouvent à se déplacer dans ce complexe aseptisé, armés de pied de biche, batte et hache pour tenter de traverser le bâtiment occupé par 80 zombies. La tension monte, sans bruit, sans artifice, à mi-chemin entre Walking Dead et Resident Evil (le premier jeu). Le but est de ne pas faire de bruit. Le film se débarrasse donc de la précédente recette. Pas de musique, pas d’arme à feu et retour du (très léger) frisson.

Et le film arrive à son terme. Evidemment la fin n’en est pas vraiment une, mais rassurez-vous, la suite est sur de bons rails… World War Z se permet une ultime référence à L’Armée des morts : « Lorsque les morts sont en enfer… ils doivent y rester car il n’y a pas de place pour eux ici ».

  

 

Bilan

Véritable surprise, ce film réussit à faire un film de zombie avec la contrainte de ne pas être trop violent. Pas de scène de dévoration ni d’éviscération, ce qui malgré tout met un peu de distance avec le genre Z. En effet, c’est la dévoration, ce rapport à la viande et au corps-sacré, simple et efficace, qui fait peur. Ici, il a fallu s’adapter. Le hors champs est utilisé avec intelligence et bien que frustrant, cela permet de ne pas totalement passer sous ellipse la violence sans jamais la montrer. Le véritable coup de maître reste la tripartition du film. Trois étapes évidentes dans la narration qui sont presque trois moyens métrages.

Le premier jouant sur la surprise et la survie d’une famille en proie au chaos. Le danger est partout, aussi bien du côté des zombies que des autres humains. Une scène de tentative de viol est sous-entendue, les pillages permanents et même les autorités abandonnent la ville. Scène intéressante où Brad fait usage de son fusil et un policier vient vers lui… mais se désintéresse du tireur pour piller quelques petits pots pour bébés et du lait de croissance. Tout est là. La violence ne peut être montrée mais elle est esquissée, ce qui parvient à satisfaire à peu près les vieux briscards du film d’horreur comme nous. La seconde étant la plus impressionnante, se sert à merveille d’une 3D en net progrès (et pourtant, je ne suis vraiment pas un fan). Les éclats et les corps volent vers le spectateur, et ne se contente pas d’un simple effet de profondeur fait à l’économie. Plus orienté action, ça défouraille dans tous les sens et dans tous les pays. Mené tambour battant, le spectateur a tout juste le temps, par le regard de Gerry, de porter attention aux petits indices qui permettent de comprendre l’infection et la possible solution. Enfin la troisième tente de relever le pari de faire un film d’ambiance. Peut-être la moins réussie, il faut dire que pour le coup la 3D ne sert à rien et que l’impossibilité de nous montrer des crânes écrasés ruine un peu l’immersion.

Une scène par exemple où Gerry a tué un zombie au pied de biche et ou cette dernière est restée coincé dans le crâne de l’assaillant. Surgit alors un autre zombie, et Gerry tente de retirer l’outil qui seul peu le sauver. La scène aurait pu être top, mais de voir Brad qui s’agite dans tous les sens pour retirer un pied de biche dont nous n’apercevons qu’une extrémité, dans un crâne que nous ne pouvons qu’imaginer… bref, cela tombe à plat. Reste que la « solution » a son intérêt et sauve un peu la partie en esquivant (victoire !) le mélo habituellement présent. Pour le coup, il enterre bien profondément le premier Resident Evil de Paul W Anderson qui avait tenté un passage similaire dans le Hive avec Alice.

 

 

Fort d’une ambiance très réussie, d’une photographie impeccable, le film ne nous livre pas de dialogues stupides. On a bien sur le droit à quelques petites vannes bien américaines, mais pour autant ces « punchlines » sont plutôt funs, jugez vous-même : un Marines crie à ses troupes « Rappelez-vous bien : dans la cervelle c’est nickel, dans la rotule c’est pas nul ». Et bien ça fonctionne !

Un film qui n’est certes pas parfait, mais qui pâtit surtout à un coté trop propret et par conséquent (ou l’inverse) une impossibilité de montrer la violence ce qui ruine –parfois- l’immersion. Reste que ce World War Z est ce qu’aurait dû être 28 semaines plus tard, un film pandémique, redoutable, efficace et percutant. Que manque-t-il au film pour être un chef d’œuvre ? Des seconds rôles plus intéressants, car à part une femme soldat israélienne, personne d’autre que Brad ne crève l’écran… Manque aussi un peu de talent au réalisateur. N’est pas Dany Boyle qui veut. Aucun plan extraordinaire, pas d’idées vraiment intéressantes dans la réalisation. Cependant, Marc Forster, sans génie, film comme un excellent reporter. La camera n’est jamais ni trop loin, ni trop près (n’est-ce pas P.W. Anderson ?), l’image est propres (un peu trop, surtout que Gerry a toujours une taille de barbe impeccable…) et du coup, il est un excellent technicien à défaut d’être un brillant réalisateur. Manque aussi le sentiment de peur, car si l’on sursaute –hein Shérane- les effets tiennent plus du screamer que d’une réelle peur, même dans la dernière partie qui pourtant était propice à instiguer la peur. Manque aussi d’un peu d’originalité, car une fois le spectaculaire mis de côté, il faut avouer que nous avons déjà vu cela. Néanmoins, le film compile trois façon différente de faire un film de zombie, de façon élégante et efficace, ce qui est suffisamment rare pour être souligné, d’autant plus pour un blockbuster. Beaucoup de choses manquent, mais le produit reste d’excellente facture. Un film à voir donc, sans hésiter, que l’on soit fan de Z (normalement si vous lisez ceci…) ou pas ! Pas un film d’horreur donc, mais un excellent film pop-corn zombie pour en prendre plein les mirettes !

Ah oui, je n’ai pas trop évoqué les « zombies ». Il faut dire que le film emploie le terme, mettant un terme directement au débat « ouaaa des zombies » « n’importe quoi, c’est des infectés ! Ils courent dans tous les sens ». Je ne vais pas rentrer dans la polémique, et surtout je vais attendre que le film sorte, pour ne pas vous gâcher la surprise.

 

note7

 

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Auteur

Baltorg

Chroniqueur Jeux vidéo

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27 Commentaires

  1. Aaaaah faut je vois ce film il à l’air dément ! :D Merci infiniment pour l’article.

  2. Oulala , j’ai l’impression d’etre un petit enfant ouvrant ses cadeaux de noel, merci beaucoup pour l’article :D

  3. moi j’ai adoré se film, a voir absolument apparemment le 2 sera plus concentré sur le livre.

    ps : se ne sont pas des infecté mais belle et bien des zombie. il sont morts donc morts = zombie. infecté son vivant comme dans 28 jour plus tard.

  4. Belle critique Baltrog !

    Je comptais boycotté le film, de peur de tomber sur une grosse daube (tellement déçu pas land of the dead).
    Le chaos dans lequel le film s’est monté, Brad Pitt aux commandes, un Blockbuster et l’aseptisation des scènes gores pour avoir la bonne classification me faisait redouter le pire.

    De plus, ayant lu le livre, je voyais mal comment l’adapter en long métrage, j’aurais plutôt vu une série, voire une série de moyens métrages (un par lieu par ex.). Mais après t’avoir lu, je me rends compte qu’il ont prévu une suite … Ça me rassure, condenser tout le livre en moins de 2h semblait utopique.

    Finalement, j’irai surement le voir (bientôt la fête du ciné d’ailleurs, non ?), et ce sera d’ailleurs peut-être l’occasion de convertir des ami(e)s à l’esprit Z.

    Merci à toi,

  5. Dans tout les cas, je devais allez le voir. Mais ça me conforte dans mon idée ^^

  6. Merci Baltorg pour cette chronique de qualité plus que complète ! Je vais donc aller à ma séance WWZ le coeur léger et laisser la peur de la daube américanisée à la maison ! Un poid en moins ! :)

  7. jai encore plus envie de le voir !

  8. Très chouette article ! Beau boulot Balrog.

  9. Merci pour vos commentaires!

  10. Ouais, si le film vaut 7/10, l’article vaut 12/10 !! :)
    Très complet et bien développé…. ça me conforte dans l’idée d’aller voir le film.
    D’autant plus que je n’ai pas encore lu le livre par manque de temps……

    • Merci!
      Ça me fait plaisir de lire qu’un article dans une catégorie qui n’est pas ma spécialité n’est pas trop mauvais.

  11. Pour la première fois depuis un long moment que je vais retourner au cinéma spécialement pour l’occase. On va voir en fin en image ce qui n’a jamais été fais encore fait de façon sérieuse. 44comment tout à commencé et de quel manière les événements conduisant la fin du monde tel que nous le connaissons, vont s’enchainer.

  12. Très bon article, qui me donne envie d’aller payer 8€ pour aller le voir au ciné :D

  13. J’ai vraiment hâte de le voir !!

  14. Il s’agit je pense d’une rupture conceptuelle majeure dans la porté sociologique et politique du film Z, d’autant plus qu’il s’agit d’un film grand public!

    La meilleure métaphore en est peut être les deux affiches proposé, l’une avec le héros solitaire et autonome, l’autre avec les Z s’organisant et s’entraidant pour gravir un mur ou atteindre un hélicoptère, donc représentant à la fois l’hétéronomie et l’entraide dans la fragilité de leur condition…

    Il y a donc une forme de vision ultra-liberale du danger des contaminations par les choses prônant l’entraide et la solidarité (parfois des choses en …ISME; et qu’est ce qui contamine plus vite que la parole quand il s’agit de prôner la solidarité?), proposant au contraire une forme d’extrême autonomie et d’indépendance (qui est bien évidement , quand on y pense bien illusoire et utopique, et pourtant à la base des doxa ultra libérales qui nous gouvernent), bref, un anti “care”…

    C’est une proposition complétement inversée par rapport aux films historiques du genre, à commencer par ceux de Roméro: souvenons nous de la métaphore de la critique sociale de la société de consommation, le Z étant l’esclave absolu, sans but ni réflexion, soumis à ses pulsions… bref, une perte d’humanité, face à un groupe humain qui s’organise, s’entraide, même chaotiquement, qui fait société (cf “Walking dead” et autre).
    Si tout film Z parle avant tout de l’humain, il n’est pas sur que la représentation humaine proposée par B.Pitt dans WWZ soit à l’avantage de l’humanité, puisque nous avons à faire a des Z organisés, rapides et s’entraidant, contre des ego isolés!
    C’est sans doute feu Richard-Matheson qui avait raison, le monstre n’est pas toujours celui qu’on croit!

    • Bonjour,
      Les exemples de films z (ou non) faisant un portrait au vitriol d’une humanité en berne sont nombreux. La suite de la saga Romero fait figure d’exemple, tu sembles oublier ceux sortis après l’armée des morts. L’idée est encore plus forte dans 28 jours plus tard, où l’homme demeure l’éternel loup pour son semblable. Plus encore, dans Je suis une légende (le roman), les infectés remplacent l’humanité, forgent à la force du bras un nouvel ordre. Cependant, contrairement à ce que la première partie de WWZ laisse sous entendre, la collaboration humaine reste possible. Fait intéressant, le héros est un émissaire de l’ONU, et donc symbolise une poly-société. La véritable question porte surtout sur les solutions proposées par ces sociétés. La collaboration israelo-palestinienne est trop humaniste, (humain trop humain comme dirait l’autre) et sa réponse n’est pas adaptée. Les coréens du nord survivent par une formidable synergie, un effet de groupe radical, une société faisant corps… mais la solution n’est pas transposable, trop “inhumaine” cette fois.
      Pour ce qui est de l’entraide Z, il n’en n’est rien. Les contaminés se piétinent, sans considération, sans même avoir conscience de l’existence de l’autre. Au contraire, les hommes par réflexe se rassemblent et tentent de s’organiser comme le montre la fragile colonie maritime.
      Sur le principe, je suis en accord avec toi, mais a bien y regarder, WWZ n’offre pas un point de vue si éloigné des autres films du genre, il reste même assez optimiste (le plan final, sans trop en dire).
      Mais là où je te suis moins, c’est dans l’idée même de disséquer le propos de WWZ. Divertissement pur, il est très loin de porter un meta-message comme Romero ou Boyle seraient capable de le faire.

  15. tout cela dit, bien évidement, je ne l’ai pas encore vu ! ;-) )
    Juste sur l’impression des bandes annonces et affiches…

  16. et merci pour ton article et ton contre-point!

    • Tout le plaisir est pour moi. J’espère que tu iras voir le film la semaine prochaine et que nous aurons ton avis ici même!

  17. D’un autre coté, comme tout film Z, il semble assez bien repondre finalement aux 4 questions de la philosophie kantienne: 1) que puis-je connaitre?; 2) que dois-je faire?; 3) que m’est-il permis d’espérer?; 4) qu’est-ce que l’homme? ;)

    • Tout à fait!

      Entre raison pure et raison pratique, mon coeur vacille!
      Enfin, peu de chance que Kant prenne plaisir dans l’industrie du cinema, lui qui refuse le mensonge pour la paix perpétuelle comme Platon rejette le poète de la cité, Hume à la limite, ou Bergson… bon après, nous sommes “un tantinet” hors sujet :)

  18. J’aime pas trop les film destinée au grand public mais je vais quand même le regarder pour les zombie.

  19. Bravo, super article! Tu m’as convaincu encore plus que je ne l’étais déjà;)

  20. Moi persso j’ai pas trop trop accrochée avec le film. J’ai trouvée justement que tout allais trop vite, on as à peine le temps de se mettre dans l’ambiance du film que ça se croque de tout les coter. Et puis les zombies… j’aime pas du tout ces grosses grappes ! Je trouve qu’il n’y a pas trop de surprises aussi niveau attaques, vue qu’ils sont presque toujours en masse. A voir 1fois pour moi sans plus.

  21. bon film mes pas du film de zombies cest des goules et encore des mutants . mes bon film

  22. Très bon film a mes yeux, pas de temps mort et très bien filmé. Je m’attendais a une bonne daube, mais la j’ai beaucoup aimé. Il nous faut attendre le 2 maintenant qui devrait être en route d’après la Paramount vu la recette du film 111,8 millions de dollars le 1er week-end de sa sortie en salles plus les dvd et blu ray vendue. Le zombie rapporte !

  23. Un film de zombies à regarder au moins une fois, mais à éviter absolument si vous avez déjà lu le livre car les points communs doivent se compter sur les doigts d’une seule main.
    Très déçu pour ma part, ils devraient changer le titre du film, au moins ils respecteraient le livre de l’auteur.

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