Films Vidéos — 01 janvier 2012
Zombi 3 (Zombie Flesh Eaters 2)

Réalisation : Lucio Fulci et Bruno Mattei (la fiche IMDB crédite aussi Claudio Fragasso à la réalisation)

Format et nationalité : Long métrage italien
Année de production : 1988
Durée : 1 h 35
Acteurs : Deran Sarafian : Kenny, Beatrice Ring : Patricia, Ottaviano Dell’Acqua (sous le pseudo de Richard Raymond): Roger, Massimo Vanni (sous le pseudo de Alex Mc Bride): Bo, Ulli Reinthaler : Nancy, Marina Loi: Carole, Deborah Bergamini: Lia, Luciano Pigozzi (sous le pseudo de Alan Collins):  le médecin chercheur, Mike Monty: le général Morton

 

 

À noter aussi que les co-réalisateurs Bruno Mattei et Claudio Fragasso jouent des soldats au crématorium.

 

Synopsis

Un commando attaque une base secrète de recherche pour voler  un virus, véritable arme bactériologique. Les membres du commando échouent et l’un d’eux prend la fuite mais se fait contaminer par le virus. Il se réfugie dans un hôtel tout proche où il commence à se transformer en zombie, tandis que l’armée sur les dents extermine tout le monde pour ne laisser aucune trace et brûle les cadavres, contre l’avis des chercheurs. La combustion des corps sera fatale : la fumée diffusée va contaminer toute la région. La colère impuissante des scientifiques s’opposera à la détermination bornée des militaires. Un scénario catastrophe sur fond de discours écologique manichéen.

Autant le dire de suite, le scénario ne fait pas dans la dentelle. On est face à la peur de la folie humaine, de la folie scientifique qui a généré un virus mortel, dont le film nous dit qu’il est transmissible par la salive et le sang (on ne peut s’empêcher de penser aux peurs de ces années 80 concernant le SIDA).

Et surtout, le film souffre d’avoir été fait à deux (ou trois réalisateurs selon la fiche IMDB), Lucio Fulci étant souffrant sur le tournage. Bruno Mattei et son camarade de jeu Claudio Fragasso ne sont même pas crédités au générique, le film étant vendu sous le seul nom de Fulci. Au final, le film est bancal et souffre de défauts de scénario et de rythme. Sans parler du jeu outrancier des comédiens qui semblent tout autant à l’abandon que leurs personnages.

 

Ce film est une perle de série Z à montrer dans les écoles de cinéma tant les incohérences sont nombreuses. J’ai noté dans l’ordre quelques scènes grotesques et donc amusantes, que je soumets à votre curiosité gourmande de second degré :

  1. Le membre du commando contaminé arrive à l’hôtel et demande une chambre, essuyant un refus parce que l’hôtel est complet: il lui suffit de sortir quelques billets pour en obtenir une (mais dans quel monde vit-on ?)
  2. Un couple en voiture s’arrête sur la route parce que la chaussée est jonchée de corps d’oiseaux morts, contaminés par la fumée de combustion. Vite vite, ils descendent de voiture pour déblayer la route… et l’un d’eux se fait attaquer par un oiseau qui se réveille zombie !
  3. La copine de l’homme attaqué par un oiseau-zombie, plutôt que de le conduire à l’hôpital, s’arrête devant une station-service (désaffectée) : “Ne t’inquiète pas mon chéri, je vais te chercher de l’eau.”
  4. Un groupe de survivants arrive devant un hôtel délabré, qui semble à l’abandon depuis des années, crasseux et envahi par la végétation, et un personnage dit : “C’est curieux, il y a une semaine ici c’était noir de monde.”
  5. Même idée avec un couple qui traverse en jeep ce qui ressemble à une zone industrielle à moitié en friche : la femme remarque qu’il y a d’habitude plus de monde à cette heure, l’homme lui répond que les gens doivent faire la sieste !
  6. Une tête volante sort d’un frigo pour attaquer un survivant
  7. Les scientifiques qui doivent cogiter et travailler dur pour trouver un vaccin  sont toujours dans la même pièce,  devant le même tableau blanc sur lequel on voit toujours les mêmes schémas inchangés malgré des heures de réflexion…
  8. Des survivants sont pris au piège face à une horde de zombies, leur véhicule n’a plus d’essence et ils n’ont plus de munitions pour leurs armes : une fille tombée par terre trouve par hasard une grenade miraculeuse sous leur véhicule…

 

Bref tout est comme ça dans ce film improbable. Sans compter que tous les décors sans exception sont hideux (des friches industrielles, des bâtiments défoncés ou pas finis de construire, comme si le monde était à l’abandon depuis des décennies, des intérieurs bordéliques, mal éclairés), des ombres de caméra qui entrent dans le cadre, et  des faux raccords impardonnables, dus sans aucun doute au fait que les co-réalisateurs ont tourné dans l’urgence des scènes après le départ de Fulci souffrant, et qu’elles ont été montées n’importe comment.

J’aime pas dire du mal des films, mais vraiment celui-là il est gentil. En plus les zombies sont tantôt lents et maladroits, tantôt agiles et rapides.

Un nanar phénoménal pour s’amuser au second degré, avec des potes zombiephiles, des chips, des caouètes, et un peu de temps à perdre.

 

 

Bande annonce

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note3

Auteur

salut à tous je suis enseignant, j'ai 42 ans - marié, 2 enfants passionné de films fantastiques et d'horreur depuis que j'ai vu Shining qui a agi comme un révélateur puis la série des Freddy, puis les Romero, Argento... par ailleurs passionné de peinture (cf mon site)

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1 Commentaire

  1. C’est vrai que c’est du Z comme les italiens savent en faire, bonne critique et bon article.

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