Films Vidéos — 12 septembre 2012
ZOMBIE ASS : TOILET OF THE DEAD

Vu dans le cadre de  L’Étrange Festival 2012 !
Titre original : Zonbi asu
Réalisation : Noboru Iguchi
Scénario : Noboru Iguchi, Ao Murata, Jun Tsugita, d’après une histoire de Tadayoshi Kubo
Genre : Comédie gore – Horreur (Interdit aux moins de 12 ans)
Sortie : 2011
Durée : 1h25
Casting : Asami, Danny, Kentaro Kishi, Asana Mamoru, Arisa Nakamura, Kentarô Shimazu, Mayu Sugano, Demo Tanaka, Yûki
Format et nationalité : Long métrage japonais (vostfr)

 

Site officiel

 L’histoire

Un groupe de jeunes personnes part pour un séjour dans les bois. Composé d’un couple où l’homme (qui conduit le mini-van) est défoncé chimiquement, de l’amante de celui-ci qui a convaincu tout le monde de l’accompagner à la pêche aux vers solitaires de poissons, sensés l’aider à perdre le poids nécessaire à son hypothétique carrière de mannequin. Un otaku grimaçant, à la chevelure et au tshirt jaune improbables et une jeune femme mystérieuse et torturée par de terribles souvenirs et leurs remords, ont été invités.

 

 

 

 

Une rencontre violente dans les bois près de l’eau les fera se retrancher dans une petite ferme toute proche. Là ils vont subir l’attaque de zombies-excréments sans âme qui cherchent à se saisir d’eux. Et ils ne sont pas les seuls à en avoir après leur cul !

 

Le film [avec des spoils autour]

Vu donc à l’occasion de L’Étrange Festival, ce film au titre too much ouvrait une Nuit Zombie composée de 4 films dont vous pourrez lire la review dans les jours qui viennent.

Zombie Ass est une des œuvres spéciales du réalisateur Noboru Iguchi. Pourquoi employer le terme de spécial ? Haha ! Par quoi commencer ?
Ce quadra à l’air débonnaire qui est l’un des directeurs de la société de production qui ravit les geeks occidentaux les plus régressifs – Sushi Typhoon – a une inspiration pour le moins singulière et il ne sacrifie absolument rien vraisemblablement à sa vision : ainsi lui pas peur ! lui jusqu’au-boutiste ! Avec un titre comme celui-là, je vous rassure, il n’est pas volé puisque vous allez au moins avoir droit à des zombies, des culs et des chiottes. Et j’ai dit “au moins” !

 

 Je dois vous faire un aveu : je sais qu’ici dans les commentaires, nous avons parfois croisé des intégristes intolérants, auto-proclamés seuls détenteurs de la VÉRITABLE définition du zombie. Ils vont prendre cher et souffrir ici. Car là on se promène avec la bride sur le cou. Et j’ai ADORÉ !!!

Iguchi, c’est aussi le réalisateur en vrac de Dead Sushi, Robo-Geisha, The Machine Girl, Mutant Girls Squad. Tout un programme. Il a un passé transgressif dans le porno scato et vous ne m’en voudrez pas si je n’approfondis pas plus mes recherches *nausée*.

 

La scène d’ouverture, sombre, laisse s’installer une ambiance qui n’est pas sans rappeler de grands classiques du cinéma gore occidental. Sont invoqués aussi bien la saga des Reanimator et leur inquiétant Dr. Herbert West que les premiers films de David Cronenberg. Ne soyons pas trop sérieux : une singulière séquence d’ouverture et son ultra-funky générique viennent nous rappeler que tout cela est une farce.

La pêche aux vers solitaires initiale ? Gobée tout rond. Et voilà un début de prétexte pour que de jolies actrices à poitrine généreuse et décolleté collabo (Asana Mamoru) qui se tiennent le ventre de douleur, se contorsionnent et échouent à retenir d’effroyables flatulences à la couleur moutarde du plus bel effet. Petit passage par des toilettes rustiques qui ne sont pas sans rappeler (de loin) la cabane au fond des bois de Sam Raimi. Sauf que là ce n’est pas la sorcière qui est sous le plancher, mais une cohorte de zombies coprophages (si vous ignorez la définition de ce mot, je vous laisse découvrir par vous-mêmes… évitez peut-être de commencer par les images… m’enfin moi j’dis ça, j’dis rien).

Et parce que ça ne s’arrête pas là et qu’on est encore soft, malgré ces scènes de gore scatologique, on apprend alors par un scientifique fou qui plairait à Brian Yuzna que les villageois-zombies sont en réalité les hôtes malheureux de symbiotes aliens sous la forme de vers géants (oui des vers anaux, je vous laisse les commentaires pour les jeux de mots, vous avez le champs libre). Et le bon papa médecin n’est pas étranger à la profusion de ténias…

 

Si vous voulez de la créature à la The Thing (chapeau au cinglé des FX Yoshihiro Nishimura), de l’érotisme tentaculaire à la Blue Girl, une jeune fille psychopathe à la Chucky sauce asia, de la nudité pinku (érotisme sans prothèses, faux-seins par exemple), alors ces parasites vont vous enchanter.

Aaah ! Le cinéma intellectuel japonais…

Brochette !!

 

En pagaille, vous aurez du kinky (coquin) avec une scène d’amitié un peu yuri dans les douches (scolaire oblige) qui passe avec des sabots en parpaings, des combats de Fight Girls avec des petites culottes bien flags sous l’alibi du karaté, des attaques hors latrines d’infectés qui viendront vous agresser en vous mettant leur cul et leur gentil passager clandestin (vous voyez les vers de sable de Dune ?) plein de dents redoutables qui transforment une batte de baseball en cure-dent en moins de dix secondes. La horde d’acteurs qui marchent à quatre pattes, ” with your ass on the air and your head on the ground ” a bien du mérite en arachnées du pauvre.

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Le plus terrible dans tout ça, c’est qu’on se marre et qu’on continue à regarder ! Le combat final, outre sa folie débridée avec cette reine-mère qui vole devant des fonds verts dans les airs, arrive à se surpasser lui-même quand l’héroïne se sacrifie afin de pouvoir se hisser à sa hauteur, à la sueur de son front à la force de ses pets turbo-réacteurs !!! C’est qu’il est coriace ce Queen Ténia !

 

Avis de Samou

Zombie Ass c’était un peu le film zombie prout prout du festival (sans les odeurs heureusement) !

Je dois avouer que moi qui étais prête à sombrer – eh oui, il était minuit et demie, je suis une petite nature – le film m’a bien réveillée ! Certes, le scénario n’était pas exceptionnel mais l’humour et la dérision dans l’esprit manga étaient très présents ! Ce qui était suffisant pour suivre le film avec un certain intérêt. Autant le côté tentacules pénétrantes (très hentaï) m’a moyennement emballée autant le côté scato très libre m’a fait rigoler (oui il m’en faut pas beaucoup !).

En conclusions c’était un film léger, contrairement aux prouts lâchés, qui a bien fait commencer la nuit ! Un bon divertissement !

 

En bref

Vous l’aurez compris, il est difficile de définir et résumer ce film à petit budget, tellement il va loin dans la transgression, entre rire et gore. Le recours extrême au vomi (C’est un prêté pour un rendu… pardonnez-moi, fallait que je la fasse celle-là, sinon je n’aurais pas pu dormir tranquille ce soir), aux flatulences, aux désordres intestinaux tels que la diarrhée (mot compte triple !), au viol fantastique (ça rentre d’un côté et magie ! ça sort de l’autre…) fait qu’il est plutôt inclassable. Mais c’est un peu ce qu’on attend de films satellites des productions de Sushi Typhoon.

Mais que demande le peuple ? Du gore et du cul ! Ah bah ouais, au sens littéral…

 

Trailer jap
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Trailer ricain
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note7

La note est pour le fun, pas pour la qualité intrinsèque de cette péloche. Mais si vous voulez Paul & Mickey, les commentaires sont là pour ça !

Auteur

Bonne proto-geekette mais piètre survivante, j'ai néanmoins fait mien l'adage : "Un bon zombie est un zombie mort. Deux fois."

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2 Commentaires

  1. beurk….
    dans le rectum, personne ne vous entendra crier

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