Culture Z Livres Papiers — 09 mai 2013
Zombies don’t cry, la critique!

 Titre: Zombies don’t cry

 Auteur: Rusty Fischer

 Édition: J’ai lu

 Nb de pages: 316

 Prix: 14,50 euros

 Premier tome de la sage A living Dead Love Story

 

Synopsis

Mady, jeune lycéenne pas très bien dans ses baskets, sert de faire valoir à une “amie” pas très sympa, n’a plus de maman, n’est pas populaire et comment dire…ne sert à rien dans la vie. Quand le beau Stamp (non mais c’est quoi ce nom pourri?) arrive et la percute non pas une mais deux fois, elle n’y croit pas! Un beau gosse semble s’intéresser à elle et non pas à la rousse incendiaire qui la suit partout. Et le must, c’est que le beau l’invite à une soirée dans une maison voisine. L’occas de perdre sa fleur??? Je sais je suis pas classe et j’assume! Donc voilà notre jeune et jolie Mady qui fait le mur, violant les trois règles que son sympathique papa lui a demandé de respecter. Ha les ados!

Sur le chemin de LA soirée de sa vie, elle est frappée par la foudre et tombe raide morte. Elle se réveille deux heures plus tard et commence assez rapidement à s’apercevoir que quelque chose cloche. Comment faire pour cacher à son père, sa meilleure amie et au reste du monde qu’on a mauvaise mine parce qu’on est morte?C’est ce que je me demande tout les matins quand je vois ma tête dans la glace.

Mais ce n’est pas ce qui pouvait arriver de pire à Mady, qui en plus de son nouveau statut de zombie doit frayer avec d’autres réanimés plus ou moins sympas….mais je ne peux pas vous en dire plus sans déflorer (quoi encore?) le suspens de ce livre.

Avis

Dans un premier temps, j’ai vraiment été rebuté par le style même du livre. La couverture, le pitch et le fait que ce soit un livre pour ados (bon grand ados quand même) m’a incité à lire ça le plus vite possible pour faire passer la pilule.

Et dès les premières pages, on se dit que finalement cette petite Mady a un sens de l’humour assez sympa et que l’histoire pourrait ne pas être si horrible que ça. Je dois avouer que je me suis régalée, comme avec un épisode de Buffy contre les vampires accompagné d’un pot d’Haagen Dazs. Plaisir coupable mais assumé donc.

Bon, c’est pas de la grande littérature, entendons-nous la dessus, mais c’est franchement à hauteur de ses prétentions et dépasse assez largement beaucoup de livres Z qui se veulent sérieux.

Le rythme est vraiment bon. On sent que l’auteur n’en n’est pas à son coup d’essai, c’est assez cinématographique. On alterne des séquences très posées où l’héroïne décrit de façon assez singulière sa condition de morte-vivante et d’autres séquences d’actions très badass avec bastons à tout va et très bien décrite. C’est calibré pour bien fonctionné et ça fonctionne très bien dans la mesure où le lecteur ne s’ennuie pas. Dès que l’attention baisse, hop on part dans un passage trépidant.

Pour ce qui est du style d’écriture, c’est vraiment pas mal. Le vocabulaire est simple sans être simpliste, on ne parle pas comme des débiles aux lecteurs et ça, j’apprécie! Il y par contre des problèmes de traduction qui créer des incohérences par-ci par-là mais rien de bien méchant. L’auteur a les sens de l’humour et nous le fait savoir. Les vannes fusent et les situations cocasses aussi. Au début du livre, je trouvais que certaines “répliques” revenaient de façon gênantes mais ça passe aussi très vite dès que le récit se lance dans l’action où on sent l’auteur plus à l’aise que dans la démonstration de grands sentiments.

Rien à redire par contre sur le langage qui utiliser pour faire parler nos chers ados, c’est assez bien dosé. Ni trop “Wesh” exécrable, ni trop cucul la praline donc ça sonne juste.

Les personnages sont intéressants, les traits caricaturaux dont ils sont parfois affublés servent surtout à voler en éclat au fur et à mesure de l’histoire et ne sont pas ridicules pour autant. La plupart sont attachants même si les méchants ne sont pas aussi cruels qu’ils pourraient l’être. Ils leur manque un peu de vice pour être totalement crédible mais leurs actions sont à la hauteur.

La mythologie zombie est bien utilisé et bien remaniée. L’auteur a eu à cœur de faire un “arène scénaristique” qui se tienne, c’est à dire que les spécificités de ses zombies est complétement expliquer et se tient de bouts en bouts, ce qui est assez rare et mérite donc d’être souligner.  Sans tout vous dévoiler, il n’y a pas zombies partout. Il faut avoir été tué par quelque chose d’électrique, ce qui sert à expliquer leur résurrection.

L’état de zombie est intéressant aussi. J’avais peur que cela ne vire un peu “glamour”. On a tous vu ça avec les autres “monstres” légendaires, quand ils ont finis de faire peur et qu’on a un peu fait le tour, on a tendance à les balancer dans des histoires d’amour où leur condition ne les gêne qu’assez peu. Pour l’instant, côté zombie c’était un peu dur de faire ça car le côté décomposition convient assez mal aux grands élans romantique. Vivants d’Isaac Marion a ouvert la voie, mais je reste un peu sceptique …on me fera pas croire que puer la mort et perdre ses membres ou sa peau peut vous faire tomber amoureux. Là il faut que j’admette que ça marche bien et il y a des passages très drôle justement sur le fait de se “déguiser” pour ne pas attirer l’attention que je vous laisse le soin de découvrir car ils sont assez croustillants.

Pour finir, un petit bouquin sympa comme tout que je vous recommande d’emmener dans vos bagages pour les chanceux qui partent en vacances cet été!

 A noter, le deuxième tome de cette saga vient de sortir en Avril en Vo et s’intitule Zombies don’t forgive.

 L’auteur, Rusty Fischer a d’ailleurs un blog vraiment sympa à lire, je vous le recommande. Il se trouve ici!

 ou alors reportez vous à la page facebook!

 

 

 

note7

Auteur

july

Mère de famille nombreuse, experte en technique de combat de rues, maniement du sabre et vannes pourries, se dressant contre la futur menace zombie....parce que sans déconner ça finira bien par nous tomber dessus...hein?!

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1 Commentaire

  1. “Quand le beau Stamp (non mais c’est quoi ce nom pourri?)”

    J’adore ! :p C’est vrai qu’il devrait faire un procès à ses parents !

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