Papiers Projets Zombies Evolution — 14 juin 2013
Zombies Evolution – Partie 1 – Episode 2

evolution zombie

ZOMBIES EVOLUTION

Par John Steelwood

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Partie 1 – Episode 2

 

Journal, entrée du 28 Janvier 2045, 00h05.

Je ne dors plus depuis trois nuits. Les zombies n’arrêtent pas de tambouriner contre la porte, les volets et les murs. Les coups pleuvent. Parfois, j’ai la sensation que la maison tout entière tremble sur ses fondations. Si seulement le vacarme cessait la journée, histoire que je récupère, que je dorme un peu, mais non, ils sont inusables, ils se comptent par centaines et surtout, j’ignore encore comment je vais me dépêtrer de cette situation.

Les placards de la cuisine se vident au fil des jours. Je vais bientôt entamer le restant de céréales, et si la nécessité me saisit au ventre, alors je sortirai le sac de croquettes de Bobby, mon chien. Il était mon unique compagnon, et depuis sa mort, j’erre seul dans ces pièces. Cependant, le plus inquiétant n’est pas cette solitude qui pèse sur moi, mais le rationnement de l’eau.

Sans doute ne devrais-je pas me fier aux informations qui ont été diffusées avant l’arrêt des transmissions télévisées, mais depuis l’annonce concernant une possible contamination des nappes phréatique, boire de l’eau du robinet m’est tout bonnement impossible.

Je ne me lave plus d’ailleurs, je dois sentir le fauve et au final, je me demande si ce n’est pas cette odeur qui les excite. D’ailleurs, hier matin, j’ai testé ces enfoirés de zombies. Je me suis déplacé dans divers endroits de la maison, histoire de voir comment la horde meuglant à l’extérieur réagirait et j’ai été stupéfait de constater qu’à chacun de mes déplacements, les zombies suivaient aveuglement ma trace.

Je compte creuser l’idée d’une possible traque axée sur l’odeur. J’ai pas mal d’encyclopédie dans mon bureau, peut-être que j’y découvrirai une solution-miracle. Je sais, il ne faut pas rêver, mais l’imagination est tout ce qu il me reste.

Pour en revenir au rationnement, les personnes me connaissant – même si elles sont probablement toutes mortes à l’heure actuelle –savent combien je suis prévoyant. Juste avant que le monde ne plie face à ce cancer généralisé qu’est le zombie, j’ai accumulé dans mon cagibi une dizaine de packs d’eau minérale. Pas besoin d’être mathématicien pour comprendre qu’avec six bouteilles par packs et une bouteille par jour, ma présence dans cette maison ne dépasserait pas les soixante jours.

Et là, à chaque fois que j’ouvrais la porte de la réserve, le constat tombait, imparable ; le stock diminuait inlassablement. À cette heure, il me reste encore cinq packs, juste de quoi tenir un tout petit mois.

Pour compléter ce tableau pathétique, je ne conçois pas ma vie ailleurs pour l’instant, malgré le risque de pénurie d’eau. Car comme je l’ai précisé, je suis écrivain, et non un aventurier capable de découper en rondelles un zombie avec un couteau suisse. D’ailleurs, je ne possède pas de couteau suisse. Bref, les idées, j’en ai pour mes livres, mais pour ma vie, c’est une autre histoire.

Avant de fermer mon journal pour ce soir, je reviens sur ce point concernant l’odeur. En fait, je crois que j’ai saisi une idée au vol, car je suis persuadé que les zombies me reniflent au travers des murs.

 

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3 Commentaires

  1. Très bonne article merci Jhon :D

  2. assez prenant je doit l admettre :)

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